2010年9月8日星期三

法國各大工會9月7日舉行全國大罷工以及聲勢浩大的示威遊行。


9月7日,成千上萬人在馬賽遊行示威,反對政府推出的退休改革。

【歐洲時報網】
法國各工會昨天(7日)成功動員了眾多法國人走上街頭,抗議薩科齊的退休改革方案。根據警方公佈的數字,昨天全國走上街頭的示威者有110萬人,而根據工會方面的統計,昨天參加示威的人數超過300萬人。在巴黎,警方說有8萬人遊行,工會方面則說至少有27萬人上街表達對現有改革的不滿。政府表示,不會因示威而放棄退休改革。


綜合法新社、中新社、法國國際廣播電台中文網報導,在這次被稱為法國近年來規模最大的示威日中,1/4的法國公務員響應呼籲實行罷工,表達對薩科齊政府政策的不滿和對此項改革法案的反對。

遊行現場:民眾憤怒“改革只拿窮人開刀”

在巴黎,昨天午後,成千上萬的遊行參與者開始從四面八方向巴黎共和國廣場這個遊行始發點集結,通往該廣場的各地鐵站人滿為患,幾乎無法轉身。

當中新社記者抵達巴黎共和國廣場時,這裡已是人山人海,滿眼是五彩繽紛的各色宣傳標語、氣球和傳單。據介紹,參與遊行者以中年的工薪族為主。現場一位散發傳單的志願者向記者表示,由於人多,遊行隊伍不得不從兩條街分頭並進,向巴士底廣場進發。

巴黎的遊行按各工會名稱組成了許多方隊。他們舉著“工作多了,工資少了”、“我們退休人員和僱員不要為銀行家買單”、“要給所有人退休金,不要工作到62歲”等標語,一路高喊口號,緩緩向前,沿途吸引大批觀眾。

一位向記者分發寫有“我參與階級鬥爭”字樣貼紙的中年女士說:“我來游行是因為抗議薩科齊政府的一系列政策,這些政策拉大了社會貧富差距”;另一位叫亨利的中年司機則向記者說:“薩科齊上台後,對大眾特別是對工人太過苛刻。導致富人更富,窮人更窮。”

SOLIDAIRES工會當天呼籲其他工會採取後續行動,該工會指出:鑑於政府企圖讓退休改革法案“強行過關”,各家工會應“決定在未來幾天內採取能夠應付挑戰的後續行動”。該工會還認為周二反對退休改革的行動獲得了“巨大的成功”。

由於政府方面表示不會因示威而讓步、放棄退休改革,工會方面宣稱將繼續向政府施加壓力。 CFDT工會在巴黎的遊行開始之前曾表示:“有幾個假設,可能於9月18日或19日,或10月初再次罷工。”

法國各大工會7日舉行全國大罷工以及聲勢浩大的示威遊行。

罷工從6日晚開始 法國社會再度癱瘓

6日晚,運輸工人最先發起罷工。 7日,學校、郵局等職員也將加入。遍布全法137個城鎮的200多場遊行計劃持續24小時,直到當地時間8日早結束。

罷工期間,法國民航部門計劃停飛1/4飛往巴黎的航班,鐵路部門將停運5條快線中的3條,巴黎地鐵部門也稱將減少一半運力。法國國內和往來鄰國的交通預計將受到嚴重影響。

雖然有些工會在某些地方發出了繼續罷工的預先通知,法國國營鐵路公司(SNCF)週二宣布,在周二的罷工之後,全國鐵路交通將於週三上午“逐漸恢復正常”。

法國最大工會之一CFDT的領袖奇拉克說:“我們看到僱員被動員起來。”他預測這次示威的規模有可能超越6月的示威,“這看起來是成功的。

法國各大工會7日舉行全國大罷工以及聲勢浩大的示威遊行。

工會與政府的博弈“戰火”延燒至議會

法國工會代表受薪階層與凡爾賽宮的博弈,除了要求對特殊工種和重體力勞動者給予優待,將他們的法定退休年齡提前,還要求資方和金融機構分攤更多的退休基金。

罷工當日正值退休金改革計劃草案提交法國國會討論。這項改革計劃將退休年齡由60歲提高到62歲。這還意味著,法國人能領到全額退休金的年齡將從65歲提高到67歲。

凡爾賽宮一直強調,由於人們的壽命越來越長,現有退休金制度不僅一直在虧損,甚至可能在2018年“破產”。認為退休金改革是緩解嚴重的財政赤字的關鍵措施,並鼓勵民眾“勇敢面對”。但法國總工會認為,儘管62歲的退休年齡仍是歐洲國家中最低的,但是提高退休年齡的做法是政府在挑戰法國人最為珍視的、也是被全世界羨慕的優越的社會保障制度。

在街頭大規模抗議的同時,法國國民議會內也充滿了火藥味。數名左派議員離開坐席,將他們聯名簽署的反對退休改革意見書交給位於前排的政府官員,局面一度失控,導致議長不得不宣布暫時休會。

儘管內外反對聲浪高漲,法國總理菲永仍表示此項改革是合適和不可避免的。據法國執政黨人民運動聯盟高層人士透露,薩科齊本人對於改革仍然“態度堅決”。

有分析稱,由於反對改革聲勢過於龐大,法國政府有可能作出有利於工薪族的些許讓步。
Phi said:這次示威遊行挺大陣仗,貼出來當资料收藏,歐洲時報網本來是簡體字,翻譯為繁體較易看

la grève de mardi 7 SEP 2010

REVUE DE WEB - La presse internationale juge sévèrement la grève de mardi...

De notre correspondant à Los Angeles

La grève, c'est so French. C'est en résumé le regard mi-amusé, mi-incompréhensif porté par les journaux étrangers et leurs lecteurs sur le mouvement social de mardi. «La France est en pleine dénégation. Elle doit regarder la réalité en face», attaque le conserveur Wall Street Journal. «La réforme est vitale pour faire face à la détérioration des finances publiques et rester compétitif face au système allemand», estime le WSJ.

«Syndicats du passé»

«Work longer, moi?», ironise en français dans le texte le correspondant de la chaîne britannique Sky. Pour Alex Rossi, «même si l'âge passait à 62 ans, les Français bénéficieraient toujours de conditions de travail parmi les plus avantageuses d'Europe, notamment avec les 35 heures». Il rappelle que l'âge de la retraite est «récemment passé à 67 ans» en Allemagne.

Ce «refus de travailler davantage est ridicule. C'est un sport national, même leurs footballeurs font grève», raille un lecteur du New York Times. Même refrain du côté du journal de l'université d'Harvard. «J'ai voyagé en France et notre TGV a été bloqué par des grévistes», raconte l'étudiant journaliste, qui conclut: «Qu'un train du futur soit coincé par des syndicats du passé, voilà le paradoxe qui résume la France.»

«Vive la France»

Les discussions sont globalement les mêmes dans toute la presse américaine. «Comment les Français peuvent-ils refuser de travailler deux ans de plus alors que la durée de vie s'allonge et que l'économie mondiale vacille», demande un lecteur du New York Daily News. «Retraite à 60 ans, cinq semaines de congés payés par an, 35 heures par semaine... Les salariés Français sont gâtés et doivent arrêter de pleurnicher et travailler», poursuit un autre.

Il faut lire The Economist pour trouver une analyse un peu plus fine. L'hedbo explique que «le mécontentement est plus large que le simple problème des retraites, entre des scandales touchant le gouvernement et un durcissement de la politique» du chef de l'Etat. Et de se demander si «tough Sarko» («Sarko le dur») gagnera son bras de fer contre les syndicats.

Mais tout le monde ne critique le mouvement social. «Les Français défendent leur qualité de vie, leur sécurité sociale, leurs retraites. Nous avons abandonné tout ça il y a bien longtemps et préféré plier devant Wall Street», regrette un New Yorkais dans le Times. Il conclut: «Vive la France!»

Pensez-vous que les Français refusent de regarder la réalité en face et devraient accepter de travailler deux ans de plus? Dites-le nous dans les commentaires ci-dessous.
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