La cérémonie a lieu comme chaque année près du site en pleine reconstruction de "ground zero", en présence des familles. Pour la première fois, elle se déroulera alors que le chef d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, est mort, tué par un commando américain le 2 mai dernier.
Les noms des morts seront lus un à un, avec des moments de silence à l'instant où deux avions de ligne ont frappé les tours en 2001, à celui où elles se sont effondrées et à celui où l'attaque contre le Pentagone a eu lieu et, enfin, à l'heure à laquelle un avion s'est écrasé à Shanksville en Pennsylvanie.
Les familles assisteront ensuite à l'inauguration du mémorial du 11-Septembre, vaste espace paysagé planté de chênes, enfin achevé après cinq ans de travaux. Deux immenses bassins creusés à l'endroit exact où se trouvaient les tours du World Trade Center, y portent désormais, inscrits en bronze, le nom des victimes.
M. Obama doit ensuite se rendre à Shanksville et au Pentagone, avant d'assister à un concert au Kennedy Center à Washington.
Plusieurs autres cérémonies sont prévues à New York, dont l'une à la mémoire des 343 pompiers tués le 11-Septembre, à la cathédrale St Patrick, et l'autre à l'US Open de tennis.
Prières, rassemblements, concerts, actes bénévoles avaient commencé dès samedi, avec notamment une cérémonie à Shanksville, en présence des anciens présidents George W. Bush et Bill Clinton.
Dimanche, d'autres commémorations émailleront la journée un peu partout dans le pays, qui oubliera pour un jour ses profondes divisions politiques, la crise économique et le chômage à plus de 9%.
Des cérémonies sont organisées dans de nombreux endroits du globe.
En Nouvelle-Zélande, joueurs et spectateurs du match Irlande - Etats-Unis de la Coupe du monde de rugby ont observé une minute de silence, au stade Taranaki de New Plymouth (nord-ouest).
L'ambassadeur des Etats-Unis en Nouvelle-Zélande, David Huebner, a notamment rendu hommage à Mark Bingham et Jeremy Glick, deux joueurs de rugby qui ont participé à la révolte du vol United 93 détourné de sa cible initiale, le Capitole à Washington (siège du Congrès, le Parlement américain), pour aller s'écraser dans un champ en Pennsylvanie.
En Australie, le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a prévenu que "la lutte contre le terrorisme n'(était) pas terminée" et que "la menace (était) toujours là contre nos pays", en déposant une gerbe au Mémorial des morts au combat, à Canberra.
En Afghanistan, samedi, à la veille du 10e anniversaire, un kamikaze a fait exploser un camion piégé à l'entrée d'un poste de combat avancé de l'Otan dans le centre du pays, faisant 89 blessés dont 50 soldats américains. Les talibans ont revendiqué sur leur site internet cette attaque.
Samedi, le président Obama a appelé les Américains à s'unir pour cette journée anniversaire, en rendant hommage aux victimes. Il a salué un pays "plus fort" qu'il y a dix ans, qui a "conduit Al-Qaïda sur le chemin de la défaite".
Et après dix ans de guerre, en Irak et en Afghanistan, qui ont fait plus de 6.200 morts américains, il a une fois encore rendu hommage aux troupes américaines.
Mais il a aussi laissé entendre qu'il était temps de commencer à tourner la page. "Après dix années difficiles, nous devons regarder vers l'avant, vers l'avenir que nous construirons ensemble", a-t-il dit dans son discours radiophonique hebdomadaire.
Ce week-end, le New York Times essayait de faire le bilan financier des ces dix années, en comptant les milliards de dollars engloutis dans la sécurité, dans les guerres, mais aussi l'impact économique des attentats et le coût des pertes humaines.
"Al-Qaïda avait dépensé en gros 500.000 dollars pour détruire le WTC et attaquer le Pentagone. Le coût pour les Etats-Unis ? 3.300 milliards de dollars" dont la moitié pour le financement et les coûts associés aux guerres, affirmait le quotidien. "Soit un cinquième de la dette nationale", ajoutait-il en consacrant une pleine page au détail de ces coûts.
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